Paris, 4 heures du matin. Guy Lefranc, journaliste, est réveillé par le téléphone. Son patron, au journal, l'appelle pour lui demander de se rendre, en pleine nuit, chez une riche dame qui a une mission importante à lui confier.
Lefranc se rend donc chez elle, et elle lui raconte ce qu'elle attend de lui : qu'il se rende en Extrême-Orient, au nord du Cambodge, dans la jungle, afin de retrouver son fils Joachim qui semble y courir un grave danger. Le tout tous frais payés : la mère est colossalement riche et a déjà tout prévu : cartes de crédit, billets d'avion, adresses, recommandations, téléphone portable, etc, ainsi, bien sûr, qu'un chèque pour les honoraires et les dépliants touristiques et documents nécessaires à la mission.
Cela semble simple, comme toujours, et, bien entendu, la mission sera bien plus compliquée que prévu.
Lefranc s'embarque sans tarder, mais dès le départ, il est évident que Barbara Trelaunay joue un jeu trouble que, bien sûr, le lecteur n'apprendra qu'au fur et à mesure du déroulement de l'aventure (sinon, ce ne serait pas drôle...).
Gros bémol pour cette histoire : les dessins des personnages féminins (peu nombreux heureusement dans cet album). Le visage de Barbara est tout sauf celui d'une femme du monde : anguleux, laid, avec des traits masculins, on dirait plutôt une femme trans qu'une véritable femme... Ce trait caractéristique des bandes dessinées de Jacques Martin est malheureusement un de ceux qui m'ennuient le plus, parce qu'ils rendent les femmes de ces histoires assez détestables, me semble-t-il, alors que toutes ne sont pas aussi abjectes que Barbara Trelaunay ici...
Sinon, comme toujours, Axel Borg est de la partie, mais plus guidé par son propre intérêt personnel que par son animosité envers Lefranc, quitte, une fois de plus, à lui venir en aide. Borg est ainsi un peu l'antithèse de Lefranc, son alter ego maléfique, qui persiste à avoir besoin de lui, et donc à préférer le préserver plutôt que lui régler son compte une bonne fois pour toutes, même quand son ennemi est à sa merci... Les ressorts du mal sont parfois bien étranges. A moins que Borg ne soit pas aussi « diabolique » que son rôle dans ces albums ne le fait penser ?
Paru aux éditions Casterman, 1965. ISBN : 978-2-203-31414-6.






