Je poursuis ma redécouverte de la série Alix, avec un certain plaisir parce que j'étudie justement en ce moment l’Église et ses débuts, pour ma licence de théologie. Et les débuts de l’Église, c'est aussi le temps de l'Empire romain.
Le lien s'arrête là, mais ça me donne une excuse pour lire autre chose que des livres de spiritualité et de théologie ! Et c'est toujours bien de se trouver un alibi !;)
Ici, c'est une histoire classique : pour une raison assez mineure, finalement, Alix et Enak sont embarqués par Mardokos, un de leurs amis, à bord d'un navire qui les conduit en Chine, où le père de Mardokos a été nommé percepteur du prince héritier de l'Empire chinois.
L'accroche est une excuse, bien sûr, pour permettre à Alix de quitter un temps Rome et ses environs et pour pénétrer dans un autre univers. Le prince héritier est malade, mourant, même, et bien sûr, il y a derrière tout cela des enjeux de pouvoir. Mais ce n'est même pas ce pouvoir et cette succession qui forme la trame de l'intrigue. L'enjeu, c'est le désir de guérison du jeune prince, et, encore et toujours, Enak au mauvais endroit et au mauvais moment...
L'histoire est très classique, donc, mais comme d'habitude avec Jacques Martin et tous ceux de sa génération, elle est bien écrite, bien menée et ne manque pas de rebondissements. Un grand classique du genre, donc, mais qui fait du bien !
Paru aux éditions Casterman, 1983. ISBN : 978-2-203-31217-3.






