mercredi 23 avril 2014

Elsa, tome 2 : Papillons secrets, de Pierre Makyo et Michel Faure


La petite Elsa a été enlevée à l'aube, chez elle. Aucun indice ni demande de rançon, du moins au début, ne vient indiquer à son père où elle se trouve. Alertée, la police porte très vite ses soupçons sur Lalie, la mère d'Elsa. Mais un premier déplacement dans les locaux de la secte ne donne rien.
Le commissaire Varenka, au cours de son enquête, apprend pas mal d'éléments sur le passé de Lalie et sur sa famille, et cette histoire pourrait ne pas être étrangère à l'enlèvement d'Elsa. Et on en apprend aussi bien plus sur les papillons noirs qui, depuis le début de l'histoire, semblent fasciner et effrayer la petite fille.

Dans ce deuxième volet, les masques tombent, la réalité, cachée, est peu à peu mise au jour et les équilibres et alliances se recomposent. Ce deuxième tome fait encore une large place aux dessins d'Elsa et graphiquement, c'est toujours aussi beau et aussi sensible. De leur côté, les personnages sont vraiment superbes, leur « âme » transparaissant dans leurs traits. Impossible ici de confondre les bons et les méchants !

Paru aux éditions Glénat (Caractère), 1997. ISBN : 2-7234-2266-6.

Elsa, de Pierre Makyo et Michel Faure


Ces deux auteurs étaient déjà réunis pour le troisième cycle de Balade au bout du monde. Ici, les thèmes ressemblent beaucoup à ceux abordés dans cette série, avec une sensibilité supplémentaire me semble-t-il.

Elsa a huit ans. Elle a déménagé récemment avec son père et intégré sa nouvelle école depuis huit jours. La petite fille montre un véritable talent en dessin, mais sa maîtresse est très inquiète : Elsa parle de moins en moins et, bientôt, elle refuse aussi d'écrire.
C'est qu'Elsa est malheureuse. Sa mère a disparu un an plus tôt, les laissant seuls, son père et elle.
On apprend très vite où se trouve Lalie, la mère d'Elsa. Elle est partie à la recherche d'elle-même, dans une sorte de secte, un groupe d' « illuminés chercheurs de source », comme le dit Frédéric, le père d'Elsa. À cette question de la disparition de Lalie s'ajoutent des cambriolages, une histoire de peinture ainsi que la belle Hélène, étudiante en psychologie et baby-sitter d'Elsa.

Dans ce premier tome, ce qui m'a frappée, c'est la beauté des images. Michel Faure excelle à retranscrire l'ambiance oppressante dans laquelle Elsa vit, mais aussi ses rêves, ses peintures, son talent. J'ai lu et relu ce volume (et les suivants !) pour me noyer dans ces images...

Paru aux éditions Glénat (Caractère), 1996. ISBN : 2-7234-2133-3.

Elsa, tome 3 : Le Danseur, de Pierre Makyo et Michel Faure


Troisième et dernier volume de la série, Le Danseur donne bien sûr toutes les explications aux divers mystères des deux premiers... attention, spoiler ! L'histoire se finit bien !

L'art est central dans cette série, tant du point de vue du scénario que de celui du dessin. Comme dans les autres tomes, graphiquement, c'est très beau. Une série que je n'avais pas relue depuis des années et dont la « magie » opère toujours sur moi...

Paru aux éditions Glénat (Caractère), 1999. ISBN : 2-7234-2741-2.

samedi 19 avril 2014

Balade au bout du monde, tome 16 : Pierres de vérité, de Pierre Makyo et Laval N.-G.


Un final assez apocalyptique d'un côté, et troublant de l'autre. Ici, deux conceptions s'affrontent : d'un côté les religions, celles qui sont « incarnées », notamment le christianisme. Les « méchants » de l'histoire tentent simplement, par des moyens odieux (crimes, mutilations, enlèvements, chantage...) de restaurer la foi.
De l'autre, les « gentils » qui défendent la thèse de la connaissance grâce à laquelle l'homme, seul, s'élève. Évidemment, dans ce récit, les « gentils » gagnent... et le monde est préservé. Je suis catholique et cette vision de la foi ne peut que heurter mes convictions... Hormis ce petit problème de conscience, je ne peux qu'admirer ce cycle, l'imaginaire des auteurs, la maestria avec laquelle ils ont mené cette histoire.


Paru aux éditions Glénat (Caractère), 2008. ISBN : 978-2-7234-5725-5

Balade au bout du monde, tome 15 : Pierres envoûtées, de Pierre Makyo et Laval N.-G.


Dans ce troisième tome, les choses se compliquent sérieusement... les ennemis d'Arthis se dévoilent un peu plus. En dire plus serait inutile : l'intrigue est trop complexe à résumer avec tous ces déplacements dans le temps, retours en arrière...
Ce qui m'a le plus frappée dans ce tome, c'est la maîtrise graphique du dessinateur. Les personnages, notamment Arthis, acquièrent progressivement une force et une profondeur qui était moins évidente auparavant. En plusieurs endroits, ce qui était graphiquement ébauché à la fin du tome 1 du cycle prend de l'ampleur, allant jusqu'à la débauche de couleurs, telle une sorte d'explosion onirique. C'est beau et effrayant à la fois.


Paru aux éditions Glénat (Caractère), 2006. ISBN : 2-7234-5013-9

Balade au bout du monde, tome 14 : Pierres invoquées, de Pierre Makyo et Laval N.-G.


Ce deuxième tome voit Arthis revenir, avec Aline, dans le « Grand Pays ». Après tout ce temps (plusieurs années en ce qui concerne Aline, puisque nous sommes en 2002 et qu'elle est arrivée en Galthédoc en 1985, en même temps qu'Arthis, la première fois), les deux jeunes gens ont besoin de reprendre une vie normale, de passer du temps ensemble, de s'aimer... Oui, mais voilà, la présence d'Hélène, la sœur d'Aline, va quelque peu compliquer les choses.
Dans le même temps, au Vatican, trois prêtres sont morts de terreur en un mois. Arthis est toujours en relation avec les Cathares, et notamment avec Gabriel et Athanase. Ce dernier presse Arthis d'accomplir la mission que lui a confiée Rabal, mais Arthis est empêtré dans son histoire avec Aline.

Ce deuxième tome précise un peu la « quête » et surtout la personnalité de l'ennemi qu'Arthis doit retrouver. Par certains côtés, cet épisode fait penser aux livres que j'ai lus dernièrement, où ile st question de complot pour sauver la religion... À ces histoires de sectes se mêlent les voyages dans le temps d'Arthis, compliquant encore un peu l'intrigue. Ce deuxième épisode est complexe mais bien monté. L'histoire est intrigante en tout cas, même si elle fait appel à des schémas déjà bien utilisés depuis le Da Vinci Code (paru à peu près à la même période que le début du cycle) !


Paru aux éditions Glénat (Caractère), 2005. ISBN : 2-7234-4369-8.

Balade au bout du monde, tome 13 : Les Pierres levées, de Pierre Makyo et Laval N.-G.


Quatrième et dernier cycle de cette Balade au bout du monde.
Rien ne va plus pour Arthis. Toujours en Galthédoc (voir tome 12), Arthis est plus que jamais amoureux d'Aline. Mais Joachim, le futur roi, ne l'entend pas de cette oreille et veut légitimer son accession au trône en épousant la jeune femme qui, comme l'ancienne reine, vient du Grand Pays. Aline ne l'aime plus et veut quitter Galthédoc avec Arthis mais ils ne peuvent s'enfuir et la situation dégénère. Se retrouvant dans une situation impossible, Arthis est sauvé in extremis par Rabal, le nain guérisseur ami de la défunte reine du royaume. Mais si Rabal aide ainsi Arthis, c'est qu'il a une mission à lui confier.

Ce nouveau cycle s'annonce très ésotérique. Arthis, après avoir été confronté à la pierre blanche, dans le premier cycle (La Pierre de folie), apprend à se servir de la poudre de pierre mauve qui lui donne le pouvoir de se déplacer dans le temps. Rabal lui fait des révélations au compte-goutte et finit par l'envoyer en mission, sans toutefois répondre aux innombrables questions que le jeune homme se pose.
Comme à chaque nouveau cycle, celui-ci voit l'arrivée d'un nouveau dessinateur, Laval N.-G.
D'un style très différent de celui de ses prédécesseurs, son dessin est tantôt foisonnant, tantôt épuré, et d'une manière générale je trouve, plus noir que les autres. Plus onirique aussi. Ce qui, pour le coup, « colle » très bien avec l'atmosphère assez étouffante de cet album. Je ne connaissais pas cet auteur auparavant et je serais curieuse de voir quelques autres productions de son cru !


Paru aux éditions Glénat (Caractère), 2003. ISBN : 2-7234-3718-3