lundi 12 janvier 2026

Le Jour des cendres, de Jean-Christophe Grangé


J’ai lu peu d’ouvrages de Jean-Christophe Grangé, finalement, et c’est uniquement par manque de temps. Parce que j’aime bien cet auteur. Alors quand je suis tombée sur ce livre, un peu par hasard, j’ai sauté sur l’occasion. Et j’en suis heureuse. Parce qu’en plus, l’intrigue se déroule en Alsace (là où j’habite!) et dans le milieu viticole (et mon mari est viticulteur…). Si en plus on considère qu’il s’agit d’un roman policier, genre littéraire que j’apprécie particulièrement, celui-ci avait vraiment tout pour me plaire. Et la promesse a été largement tenue !

Pierre Niémans et son adjointe Ivana Bogdanovic (il est alsacien d’origine et elle croate), tous deux policiers, sont envoyé de Paris pour résoudre une énigme : un homme, Samuel, a été retrouvé mort dans une chapelle dont la voûte s’est effondrée. Il n’y aurait pas grand-chose de suspect là-dedans, sans doute un banal accident, mais Samuel est membre d’une communauté d’anabaptistes et le procureur de Colmar a décidé une enquête discrète pour éloigner tout risque.

Sauf que, quand Niémans arrive, un peu après Ivana qui joue les saisonniers en ces temps de vendanges tardives, il comprend vite que rien ne va dans cette histoire. L’autopsie n’a pas été faite dans les règles de l’art et le rapport est lacunaire, la communauté est très serviable, pacifique, et vit en totale autarcie, rejetant toute violence. Un meurtrier ne peut donc pas venir de l’intérieur, mais personne de l’extérieur, pas même les saisonniers, n’auraient pu commettre le crime… Tout est donc un peu trop parfait du côté des anabaptistes et trop de détails restent inexpliqués au sujet du corps de la victime, si Samuel a bien été victime d’un meurtre.

Niémans reçoit l’aide des gendarmes locaux, dont la capitaine Stéphane Desnos, tous en bons termes, d’ailleurs, avec les membres de la communauté. Tout semble pencher vers la thèse accidentelle, sauf que cette thèse ne résiste pas une seconde à un examen un peu plus scrupuleux de la scène du crime, même souillée, et du rapport d’autopsie, même incomplet.

La galerie des personnages est riche et haute en couleurs, et Samuel n’est, finalement, que le premier d’une longue liste de morts brutales. Une enquête menée tambour battant (le temps presse : les vendanges vont bientôt se terminer et Niémans va perdre son alliée infiltrée, qui va devoir quitter la communauté), enquête qui révèle de nombreuses surprises et rebondissements. La fin paraît presque trop « simple », d’ailleurs… Mais là, tout est affaire de mobile. Et celui-ci, bien que simple, compte parmi les plus puissants qui existent. Mais chut… je ne dirai rien pour ne rien dévoiler à ceux qui n’auraient pas encore lu ce roman !

Une bonne lecture, en tout cas, divertissante à souhait !


Paru aux éditions LGF (Le Livre de Poche), 2020. ISBN : 978-2-253-07946-0.

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