En passant...



Voici un petit aperçu de mes lectures,
passées ou en cours.

Et comme un blog se nourrit aussi
des commentaires de ses lecteurs,
n'hésitez pas à vous exprimer, vous aussi !

mercredi 30 septembre 2015

Les yeux d'une mère : secrets d'un bonheur d'Isabelle Laurent



L'une de mes amies m'a offert ce livre pour mon anniversaire, et je l'ai dévoré en quelques jours. En réalité, si j'avais le temps de lire, il n'aurait « tenu » que quelques heures, mais voilà, je n'ai pas le temps…

Ce livre est le témoignage d'Isabelle, l'auteur, mariée et mère de famille très nombreuse : pas moins de dix enfants ! Dix enfants, dont deux adoptés, une qui leur a été confiée par la justice et un bébé mort avant sa naissance. Soit neuf enfants à élever, de tous âges puisque les deux frères adoptés avaient déjà six et quatre ans à leur arrivée des Philippines, soit l'âge de leur sœur aînée (fiancée au moment où sa mère a écrit ce livre) et que le dernier avait quelques mois lors de la parution du livre dans sa première édition, en 2008.

La particularité de l'auteur, outre le fait qu'elle est aussi auteur de romans pour enfants, c'est sa foi profonde et naturelle, instinctive même, et le fait qu'elle est « mère » depuis toujours. En tout cas, elle s'est toujours sentie faite pour la maternité, tout en étant profondément ancrée en Dieu et désirant se consacrer à Lui depuis toujours.
Ce témoignage m'a beaucoup touchée, en tant que maman, en tant qu'épouse et en tant que croyante. La confiance d'Isabelle envers la Providence est totale. Et à la lecture de son témoignage, je me suis aperçue que je ne partageais pas toutes ses idées, non parce que je pensais qu'elle avait tort, mais parce qu'elles supposent une foi et un abandon entre les mains du Père encore plus radicaux que ce dont je suis capable. Quelque part, ça me rassure. Parce que cela veut dire que j'ai encore une grande marche de progression dans la Foi et dans la confiance en Dieu et que, donc, mon chemin est loin d'être terminé. Ce n'est pas que je n'ai pas hâte d'arriver au bout du chemin, mais ce que je pressens du bout de ce chemin est un « oui » radical à Dieu, et ça, je sais que je n'y suis pas encore même si j'aimerais bien… Bref. On discutera de tout cela ailleurs !

J'ai vraiment beaucoup aimé ce petit livre qui se lit très vite parce que j'y vois l'amour inconditionnel d'une maman, mais aussi un chemin de sanctification à travers la maternité. Et la maternité, c'est quelque chose qui a longtemps été très compliqué pour moi. Ce livre « force » en quelque sorte les barrières et la carapace que j'ai encore et il me montre un chemin que ne ne pensais pas possible. Alors merci Virginie pour ce beau cadeau !


Paru aux éditions Artège, 2012. ISBN : 978-2-36040-093-5.

samedi 26 septembre 2015

Tu me manques, de Harlan Cohen


Ça faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman policier, qui plus est d'un auteur que je ne connaissais pas. Et, cerise sur le gâteau, un roman très récent ! Alors merci, ma sœur, de m'avoir offert ce livre que j'ai, oui, disons-le, dévoré.

Kat est policier au NYPD (New York Police Department, que tout le monde, j'imagine, connaît, entre autres grâce aux séries TV). Et, avant elle, son père l'était également, lui aussi au NYPD. Seulement son père a été tué dix-huit ans plus tôt. Et juste après ce drame, Jeff, le petit ami de Kat, l'a quittée sans explication.

Comme elle est toujours célibataire, sa meilleure amie l'a inscrite sur un site de rencontre. Et là, en visualisant les profils des hommes qui lui sont proposés, elle voit un visage, celui de Jeff, son ex. Elle entre en contact avec lui mais les choses ne se passent pas comme prévu, et la voici entraînée malgré elle dans une enquête longue et difficile où elle va côtoyer l'horreur, la réalité sordide, le meurtre froid et calculé.
Ce roman se lit d'une traite. Froid, efficace, l'enquête est menée tambour battant, sans répit pour le lecteur.
J'ai passé un bon moment de lecture, mais bizarrement, alors que je l'ai refermé il y a déjà plus de dix jours, j'éprouve un sentiment étrange en rassemblant mes souvenirs pour écrire cette chronique. Une sorte, sinon de « déjà vu, déjà lu », au moins de littérature répondant à des codes précis d'écriture, justement pour en assurer l'efficacité. C'est d'autant plus étrange que ce n'est pas un auteur que je connais ? Ou alors on est maintenant loin de la littérature ciselée façon « fait main » et on s'approche plus de uniformité dans le style « prêt-à-porter » ?
Cela reste agréable à lire et un bon moment de détente. Mais, pour moi, il y manque le petit « plus » qui en ferait un roman « à part »...


Paru aux éditions Belfond, 2015 (Noir). ISBN : 978-2-7144-5484-3.

mercredi 23 septembre 2015

Sherlock Holmes et le Mystère du Haut-Koenigsbourg, de Roger Seiter et Giuseppe Manunta



Cette BD est une adaptation du roman éponyme de Jacques Fortier, également paru aux éditions Le Verger (en 2010) et déjà chroniqué ici. Elle m'a été offerte cet été par des amis de passage et j'étais curieuse de la lire.

Roger Seiter est un auteur qui vit tout près de chez moi et que j'ai déjà eu l'occasion de rencontrer à deux reprises. Il est l'auteur du scénario qui, bien sûr, prend quelques libertés avec le roman, tout en y restant fidèle. Il est en effet difficile de faire « tenir » dans une BD un roman de plusieurs centaines de pages... Au final, la BD éclaire, pour moi, certains points qui m'avaient paru peu convaincants dans le roman. Mais je ne vais pas poursuivre dans la comparaison, parce qu'elle me paraît inutile.
J'ai trouvé les dessins de Giuseppe Manunta remarquables de précision et le rendu des décors est simplement magnifique. Un tout petit bémol sur les personnages : j'ai été gênée par le jeu des ombres, autant dans les visages que dans les vêtements. Les différences de coloris (pour les visages en particulier), font peu « naturel », même pour un œil non exercé comme le mien. Sinon, j'ai particulièrement apprécié l'emploi de l'aquarelle (si mon œil si peu exercé ne s'est pas trompé).

Et puis... c'est Sherlock Holmes. Alors non, ce n'est pas non plus Conan Doyle et, comme pour le roman, c'est une petite déception. Mais passé
ce bémol, la BD est vraiment, vraiment bien ! (et puis quel plaisir d'avoir sous les yeux de si beaux lieux que Sélestat et le Haut-Koenigsbourg...)


Paru aux éditions Le Verger, 2013. ISBN : 978-2-84574-147-8

samedi 19 septembre 2015

Le Clan Rhett Butler, de Donald McCaig



J'ai acheté ce livre il y a des années, mais, je ne sais pas trop pourquoi, je ne l'avais ouvert. Sans doute n'était-ce pas le moment... ou bien j'étais trop influencée par ce qu'on en avait dit à sa sortie ? Je l'ail u au printemps dernier (oui, je sais, ça fait longtemps !) et franchement, j'ai été littéralement absorbée par cette histoire. L'histoire elle-même, d'ailleurs, m'est bien connue, au moins dans ses grandes lignes. J'ai lu le roman de Margaret Mitchell au moins 4 ou 5 fois, j'ai vu le film plusieus fois également... et là, j'ai été agréablement surprise. Je pensais qu'il s'agissait de la suite d'Autant en emporte le vent. Eh bien... pas du tout. En fait, il s'agit de la version bis, comme un récit symétrique, ou mieux, en creux, du point de vue de Rhett Butler. Le lecteur suit Rhett depuis son enfance, bien avant le début du pique-nique chez les Wilkes où il vit Scarlett pour la première fois, jusqu'à l'après et ce qu'il advint de lui et de Scarlett après son départ dans la brume d'Atlanta.
Alors non, ce n'est pas Margaret Mitchell. Pas le même style. Une plume masculine, et ça se sent. Mais ce n'en est pas désagréable pour autant. Donald McCaig semble parfaitement maîtriser le sujet de la guerre de Sécession et son récit me semble, à moi, néophyte, très crédible. Plus que la guerre, c'est Rhett que l'on suit, ainsi que sa famille. Ses relations avec Belle Watling, son admiration pour Mélanie Wilkes, son amour pour Scarlett... tout est vu avec ses yeux et Scarlette devient personnage secondaire, là où elle prenait toute la place chez Margaret Mitchell.

Je craignais des redites ou, pire, des trahisons par rapport au roman de Margaret Mitchell. Mais on. Donald McCaig évite ces écueils et parvient à construire un roman cohérent en lui-même et avec celui qui a servi de trame, sans le trahir.


Paru aux éditions Pocket, 2008. ISBN : 978-2-266-18341-3

jeudi 17 septembre 2015

Matchs de la rentrée littéraire

Les Matchs de la rentrée littéraire, c'est reparti pour un tour !

Price Minister, comme chaque année depuis quelques années maintenant, organise les matchs de la rentrée littéraire. Le principe est simple : On s'inscrit sur leur site, et en échange d'un des livres de la sélection, le participant s'engage à publier une critique du livre en question et à lui attribuer une note.
La nouveauté pour cette année : la publication se fait sur un des différents réseaux sociaux qui existent sur internet (que ce soit un blog, facebook, twitter...) selon les consignes données par l'équipe de Price Minister.

J'ai eu l'occasion de participer plusieurs fois déjà, et je n'ai jamais été déçue par mes lectures. Il faut dire que les marraines et parrains de l'opération font déjà un tri sérieux dans les catalogues de la rentrée, catalogues toujours très florissants, cela va sans dire.
En bref, pour moi, c'est l'occasion de lire une nouveauté, de découvrir de nouveaux auteurs...

Merci, donc, à Price Minister pour l'organisation de ces Matchs !

Dépêchez-vous : le 30 septembre, il sera trop tard !!!

mercredi 16 septembre 2015

Le Temple du passé, tomes 1 et 2, de Hubert et Etienne Le Roux




Mon petit frère, fondu de BD, m'a offert la semaine dernière ce diptyque, toujours pour mon anniversaire (je devrais le fêter plus souvent…) Je n'avais jamais entendu parler de Stefan Wul, au mieux, j'avais vu Niourk en librairie, sans être vraiment attirée. Peut-être est-ce parce qu'il s'agit de S.F ? Et pourtant, c'est une littérature qui ne m'est pas complètement étrangère. Eh bien, on peut dire qu'il est bien tombé. J'ai dévoré ces deux tomes, happée par l'histoire aussi étrange que déroutante. Le lecteur assiste à des allers et retours dans le passé du personnage principal, Massir, sans savoir, du moins au départ, ce qui forme le présent et où se situe le passé.

Massir est un pilote chevronné parti en mission avec tout un équipage, mais une avarie provoque une catastrophe et les trois survivants vont tout faire pour sortir de la situation délicate dans laquelle ils se trouvent.
Ce voyage emmène le lecteur très loin, dans l'espace et le temps… Et c'est drôle, en arrivant à la fin, j'ai eu l'impression d'être face à une nouvelle à chute. Décidément, il va falloir que j'aille voir mon libraire : ce Stefan Wul m'intrigue de plus en plus !


Paru aux éditions Ankama, 2014 (t.1) et 2015 (t.2) (Les Univers de Stefan Wul). ISBN : tome 1 : 978-2-35910-499-8 et tome 2 : 978-2-35910-811-8

samedi 12 septembre 2015

Les Déshérités, ou l'urgence de transmettre, de François-Xavier Bellamy



François-Xavier Bellamy est un auteur dont on entend de plus en plus parler depuis deux ans. Il est agrégé de philosophie et enseignant et fait de plus en plus parler de lui dans le sillage de La Manif Pour Tous et du courant de réflexion qui se met en place depuis les débats autour de la loi sur le « Mariage pour tous » de 2012 et 2013.
Ici, il est question de la transmission. François-Xavier Bellamy plaide ici l'urgence de transmettre à nos enfants la culture qui nous a été léguée par ceux qui nous ont précédés. Il réinterroge son métier d'enseignant en crise au regard des reproches que l'on fait à la culture, jugée élitiste et discriminatoire, pour arriver à la conclusion que, loin d'être un facteur d'exclusion, la culture, tout au contraire, permet à l'enfant et au jeune de construire sa pensée et sa perception du monde, afin, plus tard, d'être à même d'y prendre une place active et raisonnée, avec un esprit critique et cette faculté qu'ont les adultes normalement constitués de s'engager en toute connaissance de cause et non de suivre bêtement le dernier qui a parlé et qui, donc, a forcément raison.

De Descartes à Bourdieu, en passant par Rousseau, Bellamy démonte les mécanismes qui nous ont rendus méfiants envers la culture et sa transmission, notamment à l'école. Il met en perspective cette culture et le « vivre-ensemble », terme à la mode qui semble être, pour nos élites politiques (les mêmes qui façonnent les jeunes adultes de demain à coup de réformes scolaires, inapplicables, au rythme effréné d'une tous les un à deux ans), la réponse à tous nos maux. Et si, finalement, pour « vivre ensemble », nous avions simplement besoin de réapprendre d'où nous venons ?

Je ne résiste pas à mettre ici un petit extrait de cet ouvrage :

« Le concept de genre inaugure donc un nouveau champ de bataille dans la guerre contre la culture, cet héritage d'aliénation et d'enfermement qu'il nous faut, selon ses promoteurs, périmer de façon définitive. La mission de l'école, et de l'université, s'en trouve d'ailleurs radicalement transformée : il ne s'agit plus de construire la transmission d'un patrimoine culturel, mais au contraire, dès le plus jeune âge, d'entraîner l'élève à le déconstruire, en lui inculquant le réflexe du soupçon. On n'étudiera plus la langue, la littérature, les œuvres du passé que pour les enfermer dans leur passé – pour les priver de cette actualité qui jusque-là semblait les caractériser. On ne lira plus La Princesse de Clèves pour s'intéresser à l’œuvre dans sa présence vivante, dans ce qu'elle peut encore nous apprendre aujourd'hui ; on la lira désormais pour démonter les mécanismes des stéréotypes sexués que la narration installe : quels rapports d'aliénation sont mis en scène à travers l'amour de cette femme ? Comment la domination masculine semble-t-elle installée par la description des personnages ?
Par la position qu'adopte ainsi le lecteur, il interdit à l’œuvre de rien transmettre, et il s'interdit d'en rien recevoir : il se place au-dessus d'elle pour pouvoir mieux la juger – et non en relation à elle, pour hériter e ce qu'elle pourrait avoir à nous apprendre aujourd'hui. Et, par là même, il la tue en quelque sorte ; il anéantit en tous les cas la possibilité de sa fécondité actuelle, qui faisait la raison de notre intérêt pour elle. IL la transforme en fossile : notre héritage culturel n'est plus qu'un résidu d'archaïsmes, qui ne doit intéresser désormais que les archéologues. Si l'avenir est à l'indifférence, il faut pour cela que la culture soit soigneusement datée, périmée, enfermée dans son histoire. » (p. 166-167)


Paru aux éditions Plon, 2014. ISBN : 978-2-259-22343-0

mercredi 9 septembre 2015

Pico Bogue, tome 7 : Cadence infernale, de Dominique Roques et Alexis Dormal



Toujours lors de la fête d'anniversaire que j'ai organisée au mois d'août, des amis m'ont offert cette bande dessinée dont je n'avais jamais entendu parler, mais qui existe depuis quelques temps puisqu'il s'agit là du septième opus.
Pico Bogue est un petit rouquin aux cheveux ébouriffés qui s'interroge sur le monde qui l'entour et prend un malin plaisir à rendre ses parents fous.
La BD est construite sous forme de saynètes plus ou moins longues (de quelques cases à deux pages) mettant en scène Pico et ses parents, sa sœur Ana, ses amis ou le buraliste du quartier, à la maison, à l'école ou au parc…
Le jeune garçon explore le monde avec ses yeux d'enfant (très mûr pour son âge, d'ailleurs !), en s'interrogeant sur le sens et l'origine des mots, mais aussi sur les inconvénients du monde des adultes, par exemple. C'est drôle, tendre, beau et rafraîchissant ! En lisant ces petites histoires, j'ai parfois eu l'impression de me retrouver dans un volume de Calvin et Hobbes. J'y ai trouvé un esprit décalé, une imagination foisonnante et une vision de l'enfance qui fait du bien, dans un monde où le rêve et l'imaginaire sont de plus en plus rares chez nos petits… Une bande dessinée à mettre entre toutes les mains !


Paru aux éditions Dargaud, 2014. ISBN : 978-2205-07289-1

samedi 5 septembre 2015

Mon ado est un gros naze... mais je l'aime !, de Laurent Storck et Silvia Kahn



Il y a quelques jours, j'ai organisé une fête avec quelques amis et mes frère et sœurs à l'occasion de mon anniversaire. Et l'une de mes sœurs m'a offert, entre autres, ce petit livre que j'ai dévoré.
Il s'agit d'une sorte de mode d'emploi, ou de conseils de survie pour parents d'adolescents. On y trouve, entre autres, des conseils parfaitement inutiles, des réponses à des questions telles que « pourquoi il (elle) fait toujours la gueule » ou encore ce qu'il (ou elle) fait de l'argent qu'on lui donne, ainsi que les sujets à ne pas aborder avec son ado ou encore ce qu'il faut dire à un ado qui insiste pour avoir un scooter…

J'ai beaucoup ri à la lecture (très rapide !) de ce petit opuscule. J'avoue y avoir reconnu ma fille et mes neveux (les fils de ma sœur, celle qui m'a offert le livre, justement !) et avoir été rendue attentive à certaines choses. Évidemment, ce livre est à prendre au second, voire au troisième degré, néanmoins certaines situations évoquées sont si réelles qu'il vaut mieux les regarder avec humour et détachement, sous peine, sinon, de verser dans la déprime.

En fait, ce livre n'apporte pas grand-chose, si ce n'est un grand bol d'air frais en permettant une mise à distance des problèmes liés à la crise d'adolescence de nos enfants. Et ce n'est déjà pas si mal !


Paru aux éditions Jungle, 2014. ISBN : 978-2-822-20895-6

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Je l'ai classé dans "témoignages", parce que ce livre est basé sur l'observation des deux auteurs de leurs propres ados... mais c'est bien plus léger que les autres témoignages que j'ai déjà présentés sur ce blog ! Zut, j'aurais dû créer une catégorie "humour"... Ce sera pour la prochaine fois !