En passant...



Voici un petit aperçu de mes lectures,
passées ou en cours.

Et comme un blog se nourrit aussi
des commentaires de ses lecteurs,
n'hésitez pas à vous exprimer, vous aussi !

mercredi 29 janvier 2014

Le Clan des Otori, I : Le Silence du Rossignol, de Lian Hearn


Au XIVe siècle, dans un Japon médiéval mythique, divers clans et communautés vivent plus ou moins paisiblement. Le Clan des Tohan, entraîné par son chef Iida, a décidé de s'emparer du pouvoir et des terres de ses voisins et ue pour cela de toutes les ruses, bassesses et machinations possibles.
Takeo vit paisiblement dans une communauté qui condamne la violence. Mais ses parents et toute la communauté sont massacrés par les hommes d'Iida. Sauvé par Shigeru, Seigneur du Clan des Otori, il n'a d'autre choix que de le suivre.

Plusieurs tomes suivent celui-ci, et je ne les ai pas encore lus. Mais je tenais à écrire ce billet avant de lire la suite, pour garder intacts les sentiments et ressentis à la lecture, sans les voir parasités par la suite de l'histoire.
Tout d'abord, l'intrigue est prenante, bien montée et bien écrite. Pas de temps morts inutiles dans le récit : toutes les « pauses » dans la quête de Takeo, du point de vue de l'action,s ont utilisées pour entrer plus avant dans les personnages et leurs relations. On en apprend ainsi beaucoup (mais pas tout non plus) sur les origines de Takeo, sur les liens entre les clans, sur les luttes de pouvoir, les guerres du passé.
Un roman d'aventures sans temps morts, donc, épique et dramatique, héroïque sans mièvrerie ou sentimentalisme déplacé : même les femmes sont des personnages clés du récit, quasiment des guerrières elles aussi, par choix ou par obligation. Il est ici question d'honneur, de courage, d'abnégation. On est loin de l'individualisme à tout crin qui a envahi nos sociétés : ici, une vie de Seigneur se conçoit a minima dans le sens de l'honneur et de la pérennité du Clan.
Ce n'est donc que le début de l'histoire, et je ne veux pas trop en dire pour ne rien dévoiler de l'intrigue à ceux qui n'auraient pas encore lu ce roman. En tout cas, il fait partie de ceux que j'ai eu beaucoup de mal à lâcher en cours de lecture, ne serait-ce que pour aller dormir...
Vite, où ai-je mis le tome 2 ?

Paru aux éditions Gallimard (Folio), 2002. ISBN : 978-2-07-030258-1

mardi 21 janvier 2014

Stupeur et tremblements, d'Amélie Nothomb


Vous le savez maintenant, je suis très sensible aux livres bien présentés, en coffrets, ou alors avec un joli marque-page... Celui-ci ne fait pas exception. J'ai "craqué" à cause du coffret uniquement. J'avais déjà lu ce livre, mais, que voulez-vous, quand un roman se présente comme un cadeau...
On ne présente plus Amélie Nothomb, bien sûr. Stupeur et tremblements, c'est le récit de son expérience dans une grande entreprise japonaise, un contrat de travail d'un an où elle passe du statut de stagiaire en bas de l'échelle au poste dégradant de "dame pipi" à son étage.
J'ai littéralement dévoré ce livre. C'est court, bien écrit, dynamique sans aucun temps mort. On y rencontre une Amélie-San qui fait de son mieux pour répondre aux demandes de son employeur et met tout son cœur à l'ouvrage.
Amélie parle Japonais, elle a vécu dans le pays durant son enfance et connaît plutôt bien la mentalité des japonais. Mais il y a visiblement des choses qu'elle ne connaît pas encore, ou pas assez, parce qu'elle arrive assez vite à se mettre dans des situations totalement ubuesques, cocasses, ridicules, humiliantes, même, à tel point que je me suis demandé comment elle avait pu "tenir" un an sans devenir folle. A moins bien sûr qu'elle ne le soit déjà, ce qui expliquerait bien des choses (notamment cette scène d'anthologie où elle passe la nuit seule au bureau et finit sous la poubelle... qu'est-ce que j'ai pu rire !). Parce que ce récit, en plus, est à la première personne. Alors on a droit à tout : à ses réflexions personnelles et intérieures, à ses questionnements, à ses doutes, mais, surtout, à ses raisonnements et au pourquoi de ses réactions. Et c'est simplement hilarant !

Pour ma part, j'ai donc beaucoup ri, mais j'ai surtout admiré la capacité de l'auteur à rire d'elle-même. Et c'est peut-être là ce qui l'a "sauvée" ?
Vous l'aurez compris, j'ai vraiment dégusté ce livre, un peu comme une friandise que l'on goûte et re-goûte, juste pour le plaisir.

Paru aux éditions LGF (Le Livre de Poche), 2007. ISBN : 978-2-253-12374-3.

samedi 18 janvier 2014

La Porte des enfers, de Laurent Gaudé



A Naples, en 1980, Matteo et son fils Filippo sont en retard pour l'école. Sur le chemin, ils sont pris dans une fusillade. Matteo est indemne, mais Pippo ne se relève pas.
En 2002, Pippo, adulte, retrouve son meurtrier et accomplit le désir de vengeance de Giuliana, sa mère, qui a un jour demandé à Matteo de lui ramener son fils ou, au moins, la tête du meurtrier.

De Laurent Gaudé, j'avais déjà lu Eldorado et Pour seul cortège. J'avais beaucoup entendu parler de La Porte des enfers mais le titre m'avait arrêtée. Après cette lecture, je reste mitigée. On n'est pas là dans la mythologie, dans l'Egypte ancienne. On est à Naples, au XXIe siècle. J'ai été quelque peu gênée, heurtée même, par le fonds du récit. Il est écrit comme une épopée, une quête, presque identitaire et qui se veut sans doute mythique. Matteo tente de venger son fils puisq'il ne peut pas le ramener à la vie. Mias il n'arrive pas non plus à tuer de sang froid. Après le départ de sa femme, il se perd dans l'errance nocturne à Naples. Il y rencontre un vieux curé, un professeur raillé de tous, un transsexuel et un patron de café. Le Professeur Povolone tient d'étranges discours sur l'Au-delà, prétendant savoir où se trouve l'une des Portes pour entrer en Enfer. Matteo décide d'aller y chercher son fils puisqu'il n'a pas pu tuer le meurtrier.

J'ai été interpellée par cette vision très glauque de la mort, qui va totalement à l'encontre de toutes mes convictions. Ici, point de salut. Les morts vont en Enfer, quels qu'aient été leurs actes de leur vivant. Ici, pas de Dieu, pas de purgatoire ou de paradis. Pas d'espérance ni d'échappatoire. La mort n'est qu'éternité de souffrances et de désespoir.
Je n'ai lu ce roman jusqu'à la fin que parce que je voulais savoir ce qui arrivait à Pippo, à Matteo et à Giuliana. Mais ce roman est noir, très noir, et ne laisse aucun espoir. La mort, la destruction, la folie... tout est désespérant. Heureusement que le récit est bien construit et que l'auteur écrit très bien. Mais ce n'est certainement pas un livre à lire quand on a le moral en berne !

Paru aux éditions Actes Sud (Babel), 2010. ISBN : 978-2-7427-9114-9.

mardi 14 janvier 2014

Avec Dieu rien d'impossible, de Kathryn Kulhman



Dix neuf chapitres, autant de témoignages de guérisons miraculeuses. Kathryn Kulhman semble avoir été très connue, aux USA en particulier, dans les années 60 et 70. J'avoue que c'est la première fois que j'entends parler d'elle. Mais finalement, peu importe parce que, comme elle le dit elle-même, elle n'a aucun pouvoir de guérison. C'est l'Esprit-Saint qui guérit. Donc Dieu.

Je suis d'autant plus intéressée par ce livre que j'ai moi-même bénéficié de ce type de guérison. On est là dans ce que certains appelleront peut-être le "surnaturel" ou la "magie", mais pour moi, il n'y a rien ici de magique. Simplement la main de Dieu qui touche celui ou celle qui Le cherche sincèrement et Lui fait totalement confiance. En fait, le "secret" semble simple. Il "suffit" de Lui confier sa vie, de la Lui abandonner sans arrière-pensée et de Le laisser nous guider.
Ca a l'air simple, mais encore faut-il y parvenir. Parce que, pour l'avoir expérimenté, je peux dire qu'il faut avoir tout essayé, avoir épuisé toutes les autres solutions et être au trente-sixième dessous pour laisser Dieu aux commandes de sa vie. C'est ça la foi : faire confiance. Croire que Dieu peut tout et qu'Il a déjà guéri et exaucé les prières. Alors Il peut agir. Et Il donne alors sans compter.

Ce livre est un livre de témoignages. Ils semblent extraordinaires. Et pourtant, si on voulait bien Le laisser agir, combien d'autres pourrait-Il en faire ?

Paru aux éditions Omega International, 1994. ISBN : 2-84154-015-4

samedi 11 janvier 2014

L'Homme sans passé, de Robert Crais



J'ai découvert ce roman un peu par hasard, à la bibliothèque où je travaille. Je n'avais jamais rien lu de cet auteur et je pense que, si je retombe un jour sur lui, je me laisserai tenter !

L'histoire commence à Los Angeles où un homme agonise dans une ruelle. Il a juste le temps, avant de mourir, de dire aux policiers qu'il cherche son fils, Elvis Cole. Quand le détective, appelé sur les lieux, arrive, il est déjà trop tard.
Apparemment, Elvis Cole est un héros récurrent chez cet auteur. Ici, il s'agit d'une enquête personnelle où le passé du détective ressurgit et se mêle à l'enquête. Les rebondissements s'enchaînent et, le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on ne s'ennuie pas !

J'aime beaucoup les romans policiers, même noirs. Ici, j'ai passé un très bon moment de lecture, je me suis évadée, inquiétée pour le héros et ses acolytes... bref, j'ai marché à fond !

Paru aux éditions Pocket, 2007. ISBN : 978-2-266-16881-6.

mercredi 8 janvier 2014

De la prison à la louange, de Merlin R. Carothers



Merlin R. Carothers est officier de carrière de l'armée de l'air américaine. Il n'a pas choisi l'armée, c'est plutôt elle qui l'a choisi. Et, jeune rebelle, il a fini par déserter, après être devenu parachutiste. Il a été arrêté et mis en prison, mais demande à être envoyé en Europe en pleine Seconde Guerre Mondiale.
Durant la guerre, Merlin Carothers fait fortune mais à son retour aux États-Unis, une expérience de foi remet toute sa vie en question. Lors d'une réunion de prière, un dimanche soir, Dieu lui parle et il décide de lui obéir et de lui offrir sa vie.

Commence a lors une autre existence. Merlin devient Pasteur, puis aumônier dans l'armée de l'air. Il reçoit le Baptême dans l'Esprit Saint (ce que les Catholiques appellent "l'effusion de l'Esprit") et sous la conduite de celui-ci, apprend la louange.
Louer Dieu, c'est Le remercier pour tout ce qui arrive, même les événements difficiles ou douloureux, ou que, depuis notre vision d'hommes et de femmes de ce monde, nous jugeons négatifs.

À travers ce livre, j'ai trouvé quelques réponses à certaines de mes questions. Dieu nous veut heureux. Dieu attend notre accord. Il nous veut libres et ne nous impose jamais rien. En fait, Dieu sait tout et contrôle tout, mais Il a besoin de nous. Il a besoin que nous L'utilisions.
Il a donné son fils unique pour nous sauver du mal et, aujourd'hui encore, Il agit, Il fait des miracles.
Ce livre m'a mise de bonne humeur. Bien sûr, je suis croyante, de confession catholique. Merlin Carothers est protestant. Mais c'est bien le même Dieu qui agit. Je ne peux pas passer ce livre sous silence. Pour qui croit, même un peu seulement, voir Dieu à l’œuvre est fantastique. Dans le monde d'aujourd'hui, il semble que nous ayons perdu le sens du Mystère, du Sacré. Et pourtant, Dieu est toujours là pour ceux qui L'invoquent et Lui font confiance. Et Il fait des merveilles !

Paru aux éditions Foi et Victoire, 1974. ISBN : 2-88027-006-5.