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vendredi 26 février 2016

Chic et choc à New York, de Carrie Karasyov et Jill Kargman



Ce livre est arrivé entre mes mains par l'intermédiaire de l'offre « un offert pour deux achetés » qui a lieu régulièrement à la rentrée des classes (et à d'autres moments de l'année, d'ailleurs). J'ai donc pris celui-ci comme j'en aurais pris un autre, en me disant qu'au moins, si ça ne me plaisait pas, je n'aurais pas perdu d'argent. Eh bien ce livre est une bonne surprise !

Melanie est une jeune et jolie jeune femme récemment mariée à Arthur Korn, le « roi » du cercueil qui a fait fortune et s'est installé à New York sur Park Avenue, la plus chère et la plus chic de la mégapole. Ancienne hôtesse de l'air, elle aimerait faire son « trou » parmi les femmes du sérail et met toute son énergie à se faire accepter par les autres, par diverses actions caritatives, participations à des dîners, des ventes privées… Seulement, voilà, Melanie n'est pas « du cru ». Elle ne maîtrise pas les codes de la très haute bourgeoisie et va d'un impair à l'autre, devenant la risée des femmes plus expérimentées et surtout plus « dans le moule » qu'elle. La jeune femme pourrait en arriver au désespoir, sans l'aide de son majordome, M. Guffey, l'ancien majordome de la première Madame Korn, Diandra, reconnue par tous comme une femme de goût, magnifique… parfaite.
Autour de la jeune femme gravite tout un petit monde dont on découvre peu à peu les fêlures, les difficultés, les souffrances (toutes relatives d'ailleurs : il ne faut pas oublier que l'on a affaire là à des femmes qui pensent que cuisiner consiste à mettre au four des plats préparés par le cuisinier qu'elles emploient, ou dont la principale préoccupation de la journée consiste à savoir quelle robe elles vont mettre pour le dîner du soir ou si elles n'ont pas pris trente grammes en se laissant aller à manger quelques glucides lors du dernier café partagé avec les copines de l'immeuble… si tant est que les copines en question en sont réellement…). Certaines de ces femmes sont pathétiques (la palme revient à Wendy, ex-æquo avec Joan, sa meilleure amie), d'autres touchantes (mention spéciale pour Cordelia), d'autres encore sont mystérieuses (là, je pense à Olivia…) mais la plupart sont tellement inconsistantes qu'on les oublie aussi vite que la page du livre où on les a croisées est tournée…

Bienvenue dans le monde de l'argent, du pouvoir, des interrogations totalement hors-sujet pour la plupart des personnes comme vous et moi, dans l'univers des personnes riches et célèbres (dans leur quartier de l'Upper East Side uniquement, pour les autres, ce sont de parfaits inconnus). C'est dans ce monde à la fois futile et excentrique, immensément riche et démesuré que Melanie tente de faire son trou, avant de se prendre la raclée du siècle par l'intermédiaire d'un article de journal dans lequel elle mettait tous ses espoirs de se faire enfin reconnaître par la « jet-set » new-yorkaise la plus en vue…

Je me demandais vraiment comment cette histoire allait terminer, me méfiant quelque peu et ayant peur de tomber dans la nunucherie la plus débile… eh bien pas vraiment, en fait. La fin est quelque peu convenue et téléphonée mais elle réserve de très bonnes surprises. J'ai finalement dévoré ce livre assez rapidement (compte-tenu de mon temps de lecture disponible) et j'en garde une bonne impression. C'est en fait une peinture au vitriol de la très haute société américaine (New-yorkaise pour être exacte) que les auteurs du livre semblent connaître sur le bout des doigts. Et bizarrement, ça m'a fait du bien ! Ce n'est pas de la grande littérature, on est bien d'accord. Mais de temps en temps, un livre léger ne fait pas de mal ! En tout cas, j'ai passé un très bon moment de lecture, drôle la plupart du temps.

Traduit de l'américain par Christine Barbaste.

Paru aux éditions Pocket, 2005. ISBN : 978-2-266-15269-3.

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