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mercredi 17 février 2016

Marion Duval, Intégrale tome 1, de Yvan Pommeaux



Quand j'avais entre 7 et 11 ans à peu près, je lisais Astrapi, tous les 15 jours, avec une grande assiduité. Entre deux parutions, je relisais les derniers numéros, encore et encore. Et j'étais abonnée à Astrapi quand Marion Duval est arrivée dans le revue.
Ce qu'il y a de drôle avec les livres, c'est que certains ne se démodent pas vraiment. En bande dessinée, oui, il y a des détails qui ne trompent pas. Par exemple les objets technologiques (appareil photo, téléphone…), les coupes de cheveux, les dessins de voitures ou les vêtements, tout cela peut avoir une connotation temporelle très marquée. Et c'est bien le cas ici.
Marion Duval a fait son apparition dans mon bi-mensuel préféré autour des années 1982 ou 1983. C'était une petite fille de 8 ou 9 ans, c'est-à-dire à peu de chose près l'âge que j'avais quand je lisais Astrapi, cheveux mi-longs avec une frange (comme moi) et violoniste (comme moi). Autant dire que l'identification a été assez immédiate.

L'autre jour, mes enfants ont profité de l'une de leurs après-midi de vacances pour aller à la bibliothèque du village et en sont revenus avec ce recueil des trois premières aventures de Marion, à savoir Le Scarabée bleu, Rapt à l'opéra et Attaque à Ithaque. Je suis immédiatement retombée en enfance…

Si le contexte est totalement différent aujourd'hui de ce qu'il était il y a trente ans, j'ai vraiment aimé me replonger dans cette bande dessinée vraiment pour enfants, adaptée à l'âge des lecteurs d'Astrapi (sept à onze ans, donc), où les enfants ne sont pas des imbéciles finis mais les héros de l'histoire. Point de violence, en tout cas dans les trois premiers albums que j'ai relus, mais de jolis sentiments (la voleuse-kidnappeuse qui tombe amoureuse de celui qu'elle a enlevé, le kidnappeur-amateur de musique qui tombe raide dingue amoureux de la diva qu'il a voulu garder pour lui, la voleuse qui, pour ne pas déplaire à celui dont elle est tombée amoureuse dans la première histoire va jusqu'à quitter les lieux sans emporter le trésor que son fils et la fille de son amoureux ont retrouvé)… on est loin, très loin du réalisme des romans policiers mais en plein dans le rêve et l'identification nécessaires à l'imaginaire enfantin pour lui permettre de créer son propre monde.
Le dessin est très classique, avec de grands aplats de couleurs, c'est sobre, efficace. Sur l'auteur, d'ailleurs : il a travaillé aussi à l'Ecole des Loisirs en tant qu'illustrateur et il est venu à la BD sans le savoir… tout simplement parce qu'il avait des soucis avec les descriptions dans les histoires qu'il écrivait et qu'il les transférait dans les images qu'il dessinait. Celles-ci prenaient de plus en plus de place, et il se mit à écrire les dialogues dans des phylactères.

Si vous avez mon âge et que la nostalgie vous gagne, (re)plongez dans ces bandes dessinées, ça fait du bien ! Si vous avez des enfants de 7 à 10 ans, ils peuvent lire ces histoires (filles et garçons!) là aussi, ça fait du bien !


Paru aux éditions Bayard (BD Kids), 2014. ISBN : 978-2-7470-5100-2

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