En passant...



Voici un petit aperçu de mes lectures,
passées ou en cours.

Et comme un blog se nourrit aussi
des commentaires de ses lecteurs,
n'hésitez pas à vous exprimer, vous aussi !

mercredi 14 décembre 2011

Billet d'humeur

J'avais prévu de faire un billet sur la sortie de Sasmira, le tome 2, mais bon, aujourd'hui, j'ai une journée m****que, donc ce sera, une fois n'est pas coutume, un billet d'humeur qui, en plus, n'a strictement rien à voir avec la lecture (oui, mon blog, comme l'atelier, commence à ressembler à du grand n'importe quoi, je m'en excuse d'avance auprès de mes quelques lecteurs).
J'ai un blog privé, sur lequel j'aurais pu écrire tout ça, mais non, j'ai besoin que ce coup de gueule devienne public, parce que ça fait trois ans que je garde ça sur le cœur, trois ans que je ravale ma hargne, et trois ans que finalement, avec mon mari, on en arrive au clash parce que simplement certaines personnes sont incapables d'organiser correctement quelque chose.

Voici donc de quoi il s'agit.

Pour ceux qui ne le savent pas, mon mari est viticulteur bio en Alsace. Il fait d'ailleurs de l'excellent vin (et c'est un avis totalement objectif, puisque je connaissais son vin avant de le connaître, lui). La crise étant passée par là, il a fallu abandonner les pratiques anciennes, qui consistaient à attendre patiemment que le client daigne s'arrêter à l'exploitation pour goûter et acheter le vin. Il a fallu commencer à sortir, et de deux ou trois salons bios dans l'année, on est passé à plus de 20 (en gros, un week-end sur deux). Tous les ans, je demande à mon beau-frère, le gérant et comptable de l'entreprise familiale, de me donner le plus tôt possible (idéalement au mois de septembre), les dates de ces salons, pour que je puisse organiser mon emploi du temps professionnel, bien sûr, mais aussi planifier tous les engagements bénévoles que j'ai par ailleurs (notamment au niveau de la préparation au mariage, de l'animation des messes ou des veillées, ou encore envisager le catéchisme ou les bricolages de Noël avec les mamans de l'école, les activités de l'association des parents d'élèves bilingues... etc.).
Il est fondamental pour moi de connaître ces dates à l'avance, parce que je ne peux pas tout faire dans une seule journée. En particulier, il m'est impossible d'aller travailler les jours où mon mari est absent, pour la bonne raison que pour aller travailler, j'ai deux heures de transports aller-retour, et que si je dois partir après avoir conduit les enfants à l'école et rentrer avant qu'ils n'en sortent, autant ne pas aller travailler du tout, parce que cela m'oblige à tronquer mes journées (une heure le matin, et presque trois l'après-midi), et donc à aller travailler un jour de plus pour compenser.

Cette année, en octobre, nous étions à une réunion préparatoire pour un nouveau parcours de préparation au mariage, et pour planifier correctement les interventions, nous avions demandé à mon beau-frère de nous donner toutes les dates de l'année, à compter du mois de janvier et jusqu'au mois de juin. Il nous les avait données.
Seulement voilà, les organisateurs de certains salons cumulent les tares et les problèmes d'organisation. Sachez, chers blogueurs-lecteurs, que certains organismes sont capables d'envoyer des bulletins d'inscription et d'encaisser les paiements sans indiquer la date précise du salon lui-même. Et ils donnent la date... quand ils veulent ! Là, un salon qui a d'habitude lieu au début du mois de février a été déplacé en janvier, soit dans un mois et quelques jours, et ce sans aucun préavis. Évidemment, ce week-end-là, mon mari et moi sommes engagés ailleurs. Parce que bien sûr, quand on nous donne une date, nous prenons pour acquis qu'elle est exacte, et quand on repose trois fois la question à mon beau-frère en lui demandant s'il y a d'autres dates et que la réponse est toujours non, nous en concluons toujours très logiquement qu'effectivement, il n'y a pas d'autres dates à ajouter au planning.
Eh ben, chers lecteurs, abandonnez ici toute logique : quand il n'y a plus de dates à ajouter, il est possible qu'il y en ait quand même à ajouter, et quand une date est annoncée, il est possible aussi que ce ne soit pas la bonne, qu'elle change, et qu'elle soit déplacée... d'un mois ! C'est le cas pour un salon qui aurait dû avoir lieu fin février et qui est déplacé... fin mars ! Oui !

Alors je vous le demande : mon planning professionnel, prévu jusqu'à fin mars, maintenant que nous avons décidé l'ouverture du centre de ressources documentaires où je travaille le vendredi après-midi, j'en fais quoi ??? Toutes mes dates sont bouclées et programmées jusqu'au 30 mars. Elles ont été validées par la direction de l'école, et mes collègues ont changé leurs plannings pour me remplacer les semaines où je ne peux pas assurer l'ouverture le vendredi.
Sauf que là, bien sûr, il va me falloir retourner voir la direction en janvier, et renégocier mon planning parce que des imbéciles ne sont pas fichus de prévoir une date précise pour un salon qu'ils organisent eux-mêmes ???
Mais on vit dans quel monde, là ?
Et si ce week-end-là, il y avait déjà eu un autre salon ?
En plus, ces "organisateurs" se donnent le droit de demander aux participants de payer d'avance les frais du salon (en l'occurrence, il s'agit quand même de la modique somme de 1500 euros), et de garder cet argent si le participant ne peut plus venir ! Un comble, non ? (ce ne serait évidemment pas choquant si les participants avaient le droit de savoir la date dès le début, mais là, ce n'est pas le cas !).
Donc voilà, j'en ai marre, et pour plusieurs raisons :
- je mets tout en oeuvre pour que mon mari, qui est indépendant, puisse travailler et faire vivre son entreprise au mieux.
- j'organise mon emploi du temps professionnel en fonction du sien.
- à chaque fois que ce genre de choses se produit, même si je râle, ça finit toujours de la même manière : mon beau-frère fait valoir qu'ils vont perdre 1500 €, et donc je me vois dans l'obligation de tout rechanger pour m'adapter à des demandes qui relèvent d'un manque total d'organisation et de respect pour les participants de la part des organisateurs de ces salons.
- en prime, j'ai droit à un clash au niveau conjugal à chaque fois, clash que je provoque moi-même, bien sûr, parce que j'ai horreur qu'on m'impose des choses au niveau professionnel, surtout quand celui qui me les impose n'est ni mon mari, ni mon employeur, mais mon beau-frère ou un "organisateur" tellement pas organisé qu'il n'est pas fichu de savoir la date de l'événement qu'il organise un mois avant !
- et puis, après, j'ai de la colère, de la hargne, des envies de vengeance, des velléités de départ du domicile conjugal ("n'a qu'à se débrouiller tout seul après tout ! Moi, j'ai donné, ça suffit comme ça, je ne suis pas un chien ou quelqu'un dont on peut disposer à sa guise, j'ai droit aussi à un minimum de considération, zut alors !"), et donc, en prime, je culpabilise.

Ça y est, c'est dit. Ça ne va pas mieux pour autant parce que, pour l'instant il n'y a pas de solution, mais messieurs les organisateurs de salons bios, si jamais vous lisez ces lignes un jour, arrêtez de prendre les gens pour des pions et ayez un peu de conscience professionnelle, de respect pour les autres et pour leurs vies ! 
Je veux bien faire des concessions (il y en a toujours à faire dans un couple), mais j'en ai marre de devoir toujours être la dernière roue du carrosse : Il est fini le temps où Bobonne restait à la maison pour s'occuper des enfants ! Messieurs : ces dames travaillent et ont aussi le droit à un minimum de respect, que diable ! Est-ce que vous apprécieriez si d'autres décidaient en permanence de votre emploi du temps, familial, conjugal, professionnel et personnel ?????

Pour les lecteurs qui seront allés jusqu'au bout de ce billet, je ne peux que vous remercier de m'avoir lue jusqu'au bout. Si jamais vous voulez m'apporter votre soutien moral dans les commentaires, sachez qu'il sera fort apprécié !
Promis, très vite, je vous l'écris, ce fameux billet sur le tome 2 de Sasmira !

4 commentaires:

  1. Je comprends tout à fait ta frustration et ton énervement. Quand on a tout prévu, organisé et que des inconséquents viennent tout ficher par terre, c'est plus que rageant! Ça donne envie de mordre! Allez courage, je participe de tout cœur à ton soutien moral... ;-)

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  2. Merci Gwen !!! (tu te mettrais pas aux pom-pom girls, là, toi ??? :) )
    Pas de solution pour l'instant, malheureusement... il me reste à espérer que mon employeur accepte que je revienne sur l'emploi du temps que je lui ai déjà donné (et qui a été validé, et qui engage donc aussi mes collègues qui me remplacent en fin de semaine quand je ne peux pas y être) et accepte les modifications...

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  3. Ce qui est dingue, c'est qu'il est acquis que c'est toujours aux femmes de jongler, organiser, s'effacer, anticiper pour le bonheur et la sérénité de leur entourage masculin !!! Visiblement dans ton cas, le contraire n'est même pas imaginé ! Alors Amélie, mon conseil : tu dis merde ! c'est un merde qui va coûter 1500 euros, mais le beauf comprendra qu'il ne peut pas faire n'importe quoi sans qu'il en subisse les conséquences (et quand on touche au porte-monnaie, ça devient sérieux !). Par contre, si, comme d'hab tu chamboules TA vie en te contentant de cracher ta haine dans ton blog il(s) va s'en foutre comme de l'an 12 ! et ça ne s'arrêtera jamais !!!
    Hardi les filles !
    (j'en profite pour te remercier pour ton blog, je suis une bibliothécaire passionnée et je le consulte tous les jours).

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  4. Chère Isabelle !!! Merci pour ton message ! Ca me fait plaisir de savoir que tu le consultes régulièrement ! Pourquoi t'es-tu cachée pendant si longtemps ? Tu sais que nous faisons le même métier ? :)
    Pour ta solution : oui, j'en ai parlé à mon cher mari. Et je ne suis pas loin de l'adopter, je ne veux juste pas provoquer de conflit inutile et stérile avec mon époux (mon beauf, en fait, je m'en contrefiche, mais comme ils travaillent ensemble tous les deux, il ne faut pas non plus pourrir leurs relations de travail, sinon personne ne s'en sortira plus ! Donc je dois quand même marcher un peu sur des oeufs, sinon on ira à la catastrophe à long terme, et là, je parle des finances de ma famille, pas de celles de mon beau-frère ! Sans parler de la sérénité familiale, ce qui est loin d'être gagné ! Bref, ce n'est pas simple, mais effectivement, 1500€, ça ne coulera pas non plus l'entreprise... Merci en tout cas pour ton soutien !!!

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